Être une femme en carrosserie : Camille casse les clichés, pas les ailes.
« Je ne suis pas venue pour décorer l’atelier »
Camille, apprentie carrossière, prend la parole pour dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Oui, elle est une femme. Et non, elle n’est pas là par hasard.
Dès les premières secondes, le ton est donné : “C’est pas un métier où on t’attend avec des fleurs.” Dans un environnement encore largement masculin, les regards peuvent être lourds, les jugements rapides. Mais Camille n’est pas venue pour faire joli : elle est venue pour apprendre, se former, progresser et surtout, aimer ce qu’elle fait. Poncer, réparer, repeindre, redonner vie à une carrosserie : un travail exigeant, technique, parfois physique, mais aussi créatif et gratifiant.
Un métier pour toutes, pas une exception
Camille raconte sans détour les débuts, les doutes, les moments où il faut “faire ses preuves”. Mais aussi la fierté d’avancer, de maîtriser les gestes, de gagner le respect. Elle le dit avec force : “On te parle plus comme « la fille », mais comme « la collègue ». Et ça, c’est cool.”
Ce qu’elle aime ? Ce mélange unique entre rigueur et sens artistique. Entre les matières à comprendre, les couleurs à manipuler, les formes à redonner… la carrosserie, ce n’est pas juste réparer une voiture. C’est lui redonner vie.
Et Camille le rappelle avec clarté : elle n’est pas une exception. Il y a de la place pour toutes celles qui veulent s’y mettre. Être une femme en carrosserie, c’est plus qu’un choix professionnel : c’est un engagement, une affirmation, et parfois même une fierté.
