Grégory Marguet : « Il n’y a pas de métier d’homme. Juste des métiers qu’on doit ouvrir à tout le monde. » Recruter des femmes en carrosserie : une nécessité, pas un symbole
Patron de la carrosserie Marguet (24), Grégory Marguet est clair : il ne recrute pas des femmes pour “faire bien”, mais parce qu’elles sont compétentes, investies, et qu’elles aiment ce qu’elles font. Dans son atelier, pas de cases à cocher ni de quotas à remplir, juste une volonté simple : que chacun et chacune ait sa place.
“Quand j’ai commencé, on ne croisait jamais de femmes en atelier. Aujourd’hui, ça change. Lentement, mais ça change.” Pour lui, il est temps de faire évoluer les mentalités. Oublier les clichés sur la force physique, la saleté, ou le soi-disant manque de légitimité. Parce que les compétences ne dépendent pas du genre, elles dépendent de l’envie, du geste, de l’attention au détail. Et de l’envie de bien faire.
Un métier en tension, un secteur qui doit s’ouvrir
Grégory le dit sans détour : si la carrosserie veut recruter et se renouveler, elle doit s’ouvrir. Et vite. “On n’a pas assez de bras pour se permettre d’en écarter la moitié.” Plus de mixité, c’est aussi plus de richesse dans les équipes, plus de regards différents, et un métier qui évolue avec son temps.
Lui, il est prêt. Son équipe aussi. Et il espère que d’autres suivront. Parce qu’une carrosserie qui ressemble à la vraie vie, ce n’est pas une utopie. C’est un objectif atteignable, et surtout, nécessaire.
