Où en est la RSE dans la filière de la réparation collision ?

Lors de la Journée technique SRA 2022 qui s’est déroulée début décembre en présence des acteurs de la filière automobile, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) était au cœur des échanges lors de la table ronde consacrée à ce sujet.

Intégrer une démarche RSE dans une petite structure

La RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) est la mise en pratique du développement durable à l’échelle de l’entreprise. Elle consiste à prendre des initiatives respectueuses de l’environnement et du développement durable, mais aussi de leurs collaborateurs et de leurs clients et partenaires, ainsi que de la société de manière générale. 

Plutôt portée par de grandes entreprises, cette démarche est intégrée plus souvent qu’on ne le pense par les gérant.es de carrosseries et ce, d’autant plus lorsqu’ils adhèrent à un réseau. « Nous avons mis en place des outils collaboratifs dans les ateliers de nos adhérents pour améliorer les conditions de travail et la prise en charge des déchets », détaille Patrick Cléris, président de la Fédération des réseaux de carrossiers indépendants (FRCI).

Agir en faveur de l’environnement et du bien-être des équipes

Quelle que soit leur taille, les entreprises doivent faire preuve de conscience environnementale dans leurs pratiques si elles veulent demeurer rentables et attrayantes pour le client d’aujourd’hui, respectueux de l’environnement. 

Des gestes simples quotidiens aux actions à mener avec des prestataires extérieurs, l’essentiel est de se lancer dans l’action et d’embarquer tous ses salariés pour atteindre des objectifs mesurables.

Du recyclage des pièces de carrosserie, à l’utilisation de peintures écoénergétiques, à l’aménagement d’un espace dédié aux salariés, l’éventail des actions est large et permet de partager des valeurs avec ses clients, collaborateurs et prestataires.

Adopter une démarche indispensable en temps de crise 

Le métier de carrossier impose un cadre réglementaire strict lié à l’utilisation de produits et de solvants tout en représentant d’importants postes de consommation d’énergie propres à l’activité. Les entreprises de carrosserie automobile ont leur rôle à jouer dans la réduction de consommation énergétique, à tous les niveaux :   cabine de peinture, chauffage des locaux, machines de production, éclairage, système de ventilation…

La sobriété des ateliers est donc encore plus d’actualité et est intimement liée aux enjeux de la RSE. 

Pour illustration, la prise de parole de Jean-Marc Pettinotti, de chez PPG, qui permet d’en savoir plus sur les objectifs du fabricant de peinture américain à l’horizon 2025. Il cible 15 % de réduction de l’intensité des émissions de gaz à effet de serre via l’usage de ses produits, 25 % de réduction de l’intensité des déchets, 15 % de réduction de l’intensité de la consommation d’énergie et une hausse de 25 % de la consommation totale d’énergie électrique provenant de sources d’énergie renouvelables.

Développer la réparation des pièces 

Dans ce contexte anxiogène où les charges et les coûts explosent pour différentes raisons économiques, il y a une bonne nouvelle ! La réparation des pièces endommagées plutôt que leur remplacement va jouer un rôle non négligeable dans la démarche RSE.

Pour asseoir ce propos, Nicolas Baran, directeur de la maîtrise des résultats techniques chez BCA Expertise déclare : « Une vraie démarche RSE en carrosserie passe par la réparabilité de la pièce et la principale limite est technique. Ensuite vient la limite économique. C’est là que le principe du contradictoire entre expert et réparateur prend une importance primordiale. Ce n’est qu’à la suite de ce débat que l’on peut proposer de remplacer la pièce par une solution plus écologique, notamment la pièce de réemploi. »

Et surtout, n’oublions pas que la RSE est essentielle pour aider les carrossiers à recruter les jeunes talents et à susciter les vocations. Et ce n’est CHOC qui dira le contraire…